Rocroi,
      mémoire de pierres













                 

Lys.GIF (1381 octets)Les fortificationsLys.GIF (1381 octets)

 

Les premières fortifications

 

Plan relief.jpg (9469 octets)A cause des envahisseurs successifs, les habitants protègent leurs biens d'un rempart de terre et d'un large fossé rempli d'eau. C'est cette toute première palissade qui, aurait donné son nom au Bastion du Petit Fort. L’enceinte primitive comprenait les actuelles rues du petit fort, du Pavillon, de Bourgogne, Chuquet, Dauphine et Champagne.

Mais François Ier s'inquiète de la défense du Royaume et envoie Martin du Bellay reconnaître les meilleurs sites pour protéger ses frontières. Pour faire face à Mariembourg (Belgique) et Charlemont (Givet), le Roi finit par choisir le petit village de " Raulcroit ". A partir d'avril 1555 sous Henri Il, les premiers ouvrages fortifiés (du moins pour la première ceinture, telle qu'on la connaît encore aujourd'hui) sortent de terre protégés par de larges fossés.


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L’étoile du roi

Fortifications.jpg (23457 octets)A la fin de la guerre de Cent ans (1453), les progrès de l'artillerie sont tels que les traditionnels Châteaux forts sont de plus en plus vulnérables. Peu à peu, le système bastionné voit le jour, judicieux assemblage entre le rempart et le pentagone. Grâce aux bastions et courtines, ce dispositif aura des effets sur l'architecture urbaine. Dans la deuxième moitié du XVIème siècle, le principe bastionné est pratiquement l'exclusivité des ingénieurs italiens qui forment école et offrent leur savoir à François Ier et Charles Quint. Au milieu des fortifications s'installe un espace habitable au sein duquel s'ordonnent rues, quartiers, places. Les italiens imposent alors pendant quelques temps le plan radioconcentrique. C'est le cas à Rocroi où l'urbanisme étoilé est unique en France. Un autre cas identique existe à Palma Nova (Italie). Par opposition au plan " damier ", le plan " étoilé " offre l'avantage aux troupes à partir de la place centrale, d'intervenir rapidement en accédant aux courtines et bastions. Mais très vite, ce type d'urbanisme est abandonné à cause de ses quartiers incommodes en forme de trapèze qui impliquent des maisons " étranglées " et enchevêtrées. Le 9 Avril 1555, le Maréchal de Bordillion, au nom du Roi Henri II signe un traité avec un maître maçon de Senlis, Loys Lenthe, pour construire la première ceinture de fortifications de la ville de " Roquecroix ".